Quelques livres qui ont inspiré l’écriture du film

Les simples entre nature et société

Pierre LIEUTAGHI (ouvrage collectif sous la direction de)

Les Simples entre nature et société : histoire naturelle et thérapeutique, traditionnelle et actuelle, des plantes médicinales françaises.
Publié par l’Association Études populaires et initiatives.
Collaborateur Gil Garcin. Forcalquier : Mane,1983 - Ouvrage épuisé - ISBN : 2/904639/00/4

Un ouvrage fondateur qui s'inscrit dans le mouvement de réhabilitation des plantes médicinales auprès du public.
Dans le film Pierre LIEUTAGHI pose la question : pourquoi le savoir savant médical refuse de laisser une part d'autonomie aux gens qui ont les moyens d'accéder au savoir populaire sur les plantes remèdes ?

4ème de couverture
Les plantes médicinales font partie du savoir de base de toutes les sociétés humaines.
Dans nos pays, la révolution industrielle, les progrès de la médecine et de la pharmacie ont entraîné le déclin et, parfois, l'extinction de la vaste connaissance traditionnelle des remèdes végétaux.
Aujourd'hui, cependant, devant les excès et les faillites de la société technicienne, ses tâtonnements dans bien des domaines qu'elle espérait maîtriser, comme la maladie, on se souvient de nouveau des bienfaits de la nature. Des centaines de livres en proposent l'accès de façon plus ou moins heureuse. La recherche pharmaceutique s'y intéresse de près. Les médecins se remettent à prescrire des plantes, mais de plus en plus déguisées en médicaments.
De la tisane de grand-mère à l'herbe en gélules, remboursée par la sécurité sociale, où se situent les progrès de l'autonomie des gens devant la maladie et le remède ?
Le moment vient de tenter un bilan du rapport complexe entre l'homme et les plantes médicinales, dans nos pays, de faire le tri entre les fables, les engouements des modes et les pratiques les mieux fondées, de reconsidérer l'immense savoir ancien en regard de l'expérimentation actuelle.

La Pensée sauvage

Claude LÉVI-STRAUSS

La Pensée sauvage : Paris : Plon, 1962 (chapitre 1 : La science du concret)

Nous sommes abreuvés dès notre plus jeune âge à la thèse qu’il y a deux niveaux de pensée, l’un primitif, relevant de l’affabulation, et marqué par une fantasmagorie sans lien avec le monde réel. L’autre serait celui de notre civilisation, très au-dessus de la mêlée, qui seul mériterait le titre de connaissance scientifique. Avec son ouvrage majeur intitulé La pensée sauvage, Claude Levi-Strauss enlève toute crédibilité à ce mythe fondé sur l’arrogance de notre civilisation : Chacune de ces techniques (développée à partir du Néolithique) suppose des siècles d'observation active et méthodique, des hypothèses hardies et contrôlées, pour les rejeter ou pour les avérer au moyen d'expériences inlassablement répétées. Pour élaborer ces techniques, souvent longues et complexes, (...) il a fallu, n'en doutons pas, une attitude d'esprit véritablement scientifique, une curiosité assidue et toujours en éveil, un appétit pour le plaisir de connaître. Et, il conclut : Il existe deux modes distincts de pensée scientifique donnant ainsi à ce que nous appelons le "savoir populaire", une légitimité scientifique égale à celle de la démarche savante. (Pierre CHAPIGNAC)
À fleur de comtes

Patric ROCHEDY

À fleur de contes : les pensées sauvages des plantes. Tome 1.
Photographies de Karine Boudart. préf. Alain Renaux. Conilhac Corbières : Éd. Voyageurs dans l’âme, 2015

À fleur de contes est un ouvrage remarquable pour son approche globale. Chaque plante est abordée selon de multiples points de vue : anthroponymique et historique, les usages culinaire et médicinal, les représentations littéraires (origine mythologique, poésie, récit, conte et légende).
Dans cette façon gigogne et humaniste de connecter les curiosités, les savoirs, les saveurs, de créer des ponts, il y a là quelque chose d'ancestral et de futuriste. (Pierre VERNEUIL) en savoir plus
Le Savoir en herbe

Alain RENAUX

Le Savoir en herbe : autrefois, la plante et l’enfant. Préf. de Georges Métailié. Montpellier : Presses du Languedoc, 1998 - Ouvrage épuisé chez l'éditeur, disponible chez l'Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Alain Renaux a demandé aux Anciens comment ils avaient appris les plantes quand ils étaient enfants, ainsi que le savoir de leurs familles, dans trois territoires du Languedoc : Garrigues, Cévennes et mont-Lozère.
À la fin de l'ouvrage, une synthèse montre les différents usages des plantes citées (alimentaire, médicinal, vétérinaire, pratique, ludique…) ainsi que les parties utilisées et les périodes de prélèvement.
Dans le film, il s'étonne du peu de bon sens et de la perte du point de vue globale de nos jours chez certains décisionnaires.
Les plantes sauvages

Thierry THÉVENIN

Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser.
Aquarelles de Christine Achard, préf. de Pierre Lieutaghi. (Nouv.éd.) La Geneytouse : Lucien Souny, 2019.

Thierry témoigne dans le film d'une situation paradoxale : en tant qu'auteur il peut décrire les usages médicinaux d'une plante telle que l'ortie. Cependant en tant que producteur vendeur il n'a pas le droit d'en parler aux usagers.
L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Gérard DUCERF

L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : guide de diagnostic des sols : (3 vol.).
Briant : Éd. Promonature, 2005- 4ème éd., impr. 2013-2014

L'existence de certaines plantes sauvages sur un site indique l'état biologique du sol en équilibre ou en déséquilibre sans recourir à l'analyse chimique de la composition du sol.
Ainsi il n'y a pas de mauvaise plante, de plante nuisible ou envahissante en soi. Lorsque celle-ci apparaît de manière spontanée , elle est le signe d'un déséquilibre dans le milieu (le biotope) où est né cette plante.
La mémoire du village

Léonce CHALEIL

La mémoire du village : Ed. Les Presses du Languedoc. ISBN 2-85998-011-3

Dans ce livre-document paru en 1983, Max CHALEIL, écrivain-journaliste, recueille les souvenirs de son père Léonce, paysan gardois.
La mémoire du village témoigne d’un temps enfui (enfoui), de ce que fût durant un siècle, la vie d’une famille et d’une communauté.

Brignon, village de la Régordane, planté sur le Gardon, entre Nîmes et Alès, n’est ni une réserve à l’écart du monde, ni un lieu touristique privilégié, mais un espace-temps qui voit se dérouler, au long des saisons, les fêtes et les grands travaux de la terre. On y apprend beaucoup sur ces derniers (labours, fenaisons, moissons, vendanges) et sur l’ordre ancien qui les régissait et qui donnait sens à un monde désormais révolu.